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"J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé."

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Libre-arbitre ou pas de libre arbitre ?



C’est une question très ancienne en philosophie occidentale et très importante aussi. L’être humain possède-t-il la capacité de choisir ? A priori, nous avons sans doute l’impression de pouvoir choisir : par exemple j’ai bien l’impression d’avoir choisi de mettre mon pull bleu ce matin, plutôt que le rouge…Mais est-ce vrai ?

Cette impression est-elle justifiée ?

En gros, il y a en philosophie deux thèses à ce sujet. Vous avez des philosophes qui défendent l’idée de libre arbitre (Descartes, Bergson, Sartre…) et vous avez des philosophes – tout aussi géniaux d’ailleurs – qui nient qu’on ait un tel

pouvoir (Spinoza, Hume, Schopenhauer…).

Le libre-arbitre signifie que nos choix sont contingents, c’est-à-dire qu’ils auraient pu être différents. Ceux qui nient le libre arbitre soutiennent au contraire la thèse du déterminisme, qui affirme que nos choix n’en sont pas.

L’argument principal du déterminisme est que nos actions sont le résultat de causes antérieures, elles-mêmes effets d’autres causes, et ainsi de suite à l’infini ( ou au moins jusqu’à la naissance de cet univers). Ces causes peuvent

être la génétique, les neurones, le caractère, l’éducation, la société….Dans une telle perspective, tout est nécessaire, tout suit les lois de la nature, la chute des corps comme ma préférence pour ce pull noir ; il n'y a aucun libre arbitre,

aucune volonté libre, aucune contingence ; tout est nécessaire. Cette thèse revient à affirmer que vous êtes comme une machine, ou un ordinateur programmée, et que votre sentiment d’avoir le choix est une illusion, une vaste blague.

Eh bien, je ne suis pas d’accord avec le déterminisme Pourquoi ? Parce que je suis une conscience et pas une machine. Certes quand je suis identifié à mon personnage, j’agis de manière mécanique, répétitive, je suis alors

le jouet de forces internes et externes (désirs sociaux, émotions, préjugés, besoins corporels…). Mais quand je suis éveillé à ma vraie nature de conscience, l’action nait à partir d’un espace libre, non-conditionné ; et l’action est alors spontanée et créatrice, imprévisible.


La conscience est tout ce qui est ; elle n’entre pas dans la chaine des causes (qu’est-ce qui pourrait l’attacher ? Elle est tout.). De plus la conscience n’est pas un simple miroir passif, un écran inactif ; elle est aussi désir, volonté et

élan de vie. La conscience ne demande qu’à créer du neuf à travers moi et par moi ; en fait elle est ce que je suis vraiment. Quelle joie de participer ainsi au pouvoir le plus grand qui soit, pouvoir divin en réalité : créer librement !





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