"J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé."

Search

L’art de prendre soin de soi et des autres


La sonologie est la science ou l’art du son. Ce terme englobe donc énormément de choses. Toute personne qui étudie l’effet d’un son, comment en créer, les synergies avec le son, fait de la sonologie.

Cela semble inutile tant cette notion est large. En réalité, cela devient vite passionnant et le “sonologue” explore de plus en plus de domaines pour mieux comprendre ce qu’il considère comme son centre de gravité artistique ou scientifique.

Lorsqu’il s’agit de bien-être, on s’oriente alors vers la musique et ses effets sur l’humeur, le psychologique (harp therapy, musicotherapy, etc.) ou vers l’usage de sons particuliers (musique binaurale, musique de méditation, bols tibétains, bols de cristal, gongs, carillons, bâtons de pluie, tambours océaniques, etc.)

En tant que praticien, l’usage de musique peut aider, certes, mais c’est son expertise en la production de son, au moment voulu, selon le besoin du receveur, qui prime. Ainsi, selon ses affinités, le praticien utilisera des outils comme les bols, les diapasons et les gongs. L’onde sonore, plus ou moins dirigée, agit donc très précisément, comme un diapason sur un point d’un méridien ou un organe, de manière diffuse comme un bol posé sur la poitrine ou les genoux, ou de manière globale comme on le fait dans un bain sonore. Le son ayant besoin de matière pour se propager, c’est une technique idéale pour atteindre l’intérieur du corps.

Le praticien n’oublie pas non plus l’aspect psychologique et le champ magnétique du receveur. Les bains-concerts sont alors très appréciés mais aussi les improvisations musicales à la flûte indienne, la harpe, ou autres. Ces mélodies sont d’ailleurs souvent utilisées aussi dans les homes et hôpitaux.

La sonologie (sonology ou sonotherapy en anglais), pratiquée dans le but d’agir sur un être vivant, se pratique donc de multiples façons et dans différents lieux : la séance individuelle, l’activité participative en groupe (en forêt, en salle, ...), la séance de groupe couchée ou assise, le concert, la séance musicale privée, le voyage musical dirigé comme une méditation, etc.

Chaque fréquence a son importance et ses effets. Chaque être étant unique, il réagit différemment. L’art consiste donc à trouver ce qui aura l’effet désiré au moment voulu. Les règles sont générales et le praticien s’adapte.

Autrement dit, comme monsieur Jourdain faisait de la prose dans le savoir, chacun fait de la sonologie en choisissant une musique pour se reposer, pour garder le rythme en faisant du sport, pour se remonter le moral, etc. Ecouter du Liszt aura un effet dépressif si vous avez le spleen, le disco peut aider à dormir ou à s’activer selon l’humeur de base. Comme la sylvothérapie, la méditation et d’autres techniques, la sonothérapie doit se vivre. Il convient de tenter l’expérience de plusieurs pratiques pour trouver celles qui conviennent.

Articles du dernier numéro