"J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé."

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Les plantes du jardin, sources de vie



Les plantes nous donnent la vie. Sans elles, nous ne pourrions pas vivre, alors qu’elles le peuvent sans nous !

Que ce soit en forêt, dans notre jardin, sur notre balcon, elles nous font du bien tant physiquement que psychiquement. Elles constituent notre essence originelle.


Nos ancêtres vivaient en symbiose avec les plantes, qui constituaient la base principale de leur nourriture. Elles les abritaient, les habillaient, les chauffaient et les soignaient.


Déjà à l’époque de la Préhistoire, l’homme percevait qu’il existait un lien étroit entre ce qu’il mangeait et sa santé. Très vite, l’homme chasseur-cueilleur du Paléolithique a constaté que certaines plantes pouvaient soulager sa souffrance et préserver sa santé. Il les cherchait dans son environnement immédiat et de manière empirique, il créa sa pharmacopée. (Ex : l’utilisation des écorces de saule, riche en acide salicylique, principe actif de notre aspirine, pour soulager la douleur, ou des spores de fougères pour se débarrasser de parasites intestinaux).


Rappelons-nous Hippocrate, médecin de l’Antiquité, et sa théorie des humeurs, qui établissait une relation entre le macrocosme (l’univers) et le microcosme (le corps humain) ou encore, au coeur du Moyen Âge, Hildegarde de Bingen, une religieuse, et son jardin des simples, convaincue des vertus médicinales des plantes.


Mais petit à petit, l’homme s’est éloigné de la nature. Heureusement, aujourd’hui, au-delà d’un ressenti intuitif que nous sommes de plus en plus nombreux à éprouver, des études scientifiques confirment que la nature est puissamment bénéfique pour notre santé.


Au Japon par exemple, en 1982, un programme national a été mis en place en faveur des bains de forêt, le shinrin-yoku, qui consiste à reconnecter l’homme à la nature afin de le soulager du technostress.



« Celui qui cultive un jardin, cultive le bonheur.»

[Proverbe chinois ]


LE JARDIN, UN ENVIRONNEMENT APAISANT ET STIMULANT


Toucher, voir, écouter Dame Nature diminue le stress dans nos sociétés de plus en plus anxiogènes. Elle améliore les performances cognitives et créatives, notamment chez les enfants souffrant de troubles de l’attention.


Par ailleurs, il a été constaté qu’une personne hospitalisée, alitée dans une chambre côté jardin, se rétablissait plus rapidement et sa demande d’antidouleurs était moindre. Il s’avère également que des séances d’hortithérapie proposées aux personnes souffrant de troubles psychiques les apaisent et leur rendent confiance.


Quant aux potagers collectifs qui fleurissent un peu partout dans nos villes, ils nous permettent de renouer avec la nature et ses rythmes, avec les autres et avec soi. Grâce à cette symbiose avec le vivant, nous retrouvons notre jardin intérieur.


LE JARDIN, UN LIEU DE COMTEMPLATION


Quel émerveillement lorsque l’on observe de minuscules têtes vertes percer le sol et croître au gré des jours. Que ce soit un aromate, telle la menthe qui apparaît timidement pour grandir et s’étendre en un tapis serré de grandes tiges coiffées d’une multitudes de petites feuilles ou une plante qui sort de terre dont nous avions oublié l’existence, endormie durant l’hiver. La voilà qui réapparaît pour nous offrir ses fleurs colorées et parfumées que les abeilles se feront une joie de butiner.


LE JARDIN, UN LIEU DE SOIN


Pourquoi, les plantes produisent-elles des substances qui nous sont utiles ?


A la différence de l’homme ou de l’animal, les plantes ne peuvent se déplacer.


Elles doivent se protéger des rayons du soleil, raison pour laquelle elles sont très riches en antioxydants. Elles fabriquent également des molécules les protégeant de certaines bactéries ou champignons qui les tueraient. Ou encore, elles dégagent des substances répulsives qui font fuir des herbivores ou, au contraire, des parfums floraux qui attirent les insectes pollinisateurs.


DES PLANTES DU JARDIN AUX MULTIPLESVERTUS


Des plantes vivaces (ciboulette, livèche, ail des ours, pissenlit, ortie, mélisse, laurier, origan, sauge, thym…) ou annuelles (aneth, basilic, bourrache, persil, …), en pot ou en pleine terre, toutes nous apportent des nutriments utiles pour notre organisme. Riches en huiles essentielles, en vitamines, en minéraux et chlorophylle, il est intéressant d’en consommer au quotidien. Crues ou cuites à basse température, elles seront appréciées de nos papilles gustatives sous forme de pesto, de tisane, de potage, ou encore pour agrémenter nos salades.


L’ortie, une pépite verte parmi les plantes médicinales


L’ortie est consommée depuis la nuit des temps pour ses propriétés médicinales. Dans l’Antiquité, elle soulageait déjà les douleurs articulaires.


Encore considérée comme une mauvaise herbe par beaucoup d’entre nous, envahissant le fond de nos jardins et au vu de sa propriété urticante, on a tendance à vouloir l’arracher. Erreur !


Elle constitue une mine d’or de nutriments. Reminéralisante à souhait grâce à sa teneur élevée en minéraux (calcium, potassium, magnésium, …) elle est recommandée en cas d’acidose chronique.


Très riche en silice, elle stimule la régénération du collagène et d’élastine dans les tissus conjonctifs.


Elle favorise les cicatrisations, ralentit le vieillissement cutané et renforce nos dents, nos ongles et nos cheveux.


Dépurative, elle facilite l’élimination des déchets acides et est conseillée en cas de cystite, de goutte, de rhumatisme ainsi qu’en cas de soucis de peau tels l’eczéma, le psoriasis. Quant à son pouvoir adaptogène, elle nous est très précieuse pour nos surrénales en cas de stress.


Elle est connue pour soulager les allergies comme le rhume des foins et pour sa richesse en protéines, (contient tous les acides aminés essentiels), ce qui la rend très utile pour les personnes végétariennes. Ses jeunes feuilles sont consommées en salade, pesto, ou potage.


Riche en fer et vitamine C, l’ortie est également conseillée aux femmes dont les menstruations sont abondantes. Quant à sa racine, elle est utile en cas d’hypertrophie bénigne de la prostate.



BON À SAVOIR


L’ortie, une fois cuite ou broyée, perd son pouvoir urticant.


ATTENTION, pensez à en cueillir loin des axes polluants.


La mélisse, cet aromate, allié de notre sommeil.



La mélisse est une plante vivace aromatique qui est connue depuis la Grèce antique pour ses propriétés calmantes, tant au niveau digestif que nerveux. Elle apaise les crampes d’estomac et prévient les fermentations intestinales.


De tout temps, que ce soit par Hildedegarde ou Paracelse, elle était recommandée pour fortifier la rate et le coeur, renforcer la vitalité et chasser la mélancolie. A la cour du Roi- Soleil, l’eau de mélisse, connue sous le nom d’eau des Carmes était conseillée pour soulager les troubles nerveux.



BON A SAVOIR


En cas d’insomnie, boire une tisane de mélisse, une heure avant le coucher, garantit une nuit sans réveils. Séchée, ses principes actifs s’évaporent, aussi il est important de l’infuser à partie de feuilles fraîches.


ATTENTION : Si vous êtes sous traitement thyroïdien, consommez la tisane de mélisse loin de la prise de votre médicament, l’effet de celui peut en être altéré.



CES INFUSIONS QUI NOUS SOIGNENT


1 - Tisane d’ortie, alliée de notre équilibre acido-base.


Une dizaine de feuilles fraîches (+- 4g) ou 1,5g de feuilles séchées pour une tasse de 250 ml d’eau. Chauffez l’eau. Frémissante, versez-la sur les feuilles d’ortie. Laissez infuser une dizaine de minutes, à couvert. Filtrez.


Son petit goût de noisette peut être agrémenté en ajoutant quelques feuilles de menthe dans la tasse.


2 - Décoction de prêle des champs, alliée de nos os et de la peau.


Toute comme l’ortie, la prêle riche en silice, est très reminéralisante et est conseillée en cas d’ostéoporose.


Hémostatique, anti-inflammatoire et anti-oedémateuse, elle facilite la résorption d’entorses. Elle est conseillée en cas de tendinites chroniques. Décoction : Laissez macérer 20 g de prêle séchée dans 1l d’eau froide pendant 8 h. Ensuite faire bouillir pendant 15 min. Puis laisser infuser 20 min. Filtrez.


3 - Tisane de menthe

Tout comme la mélisse, la menthe régularise les fonctions digestives. Elle se consommera de préférence en journée, pour son effet stimulant.


4 - Tisane de thym

Un puissant antiseptique, utilisé principalement pour les maladies des voies respiratoires.


5 - Tisane de romarin

Le romarin décongestionne le foie et apaise les douleurs intestinales. Il améliore également la concentration et la mémoire.


6 - Tisane de sauge

Grâce à son action oestrogène-like, la sauge soulage les douleurs menstruelles et les bouffées de chaleur durant la ménopause. Elle favorise également la digestion et entretient la mémoire.


7 - Tisane de verveine odorante

La verveine est antispasmodique et carminative. Elle stimule les fonctions de l’estomac.


8 - Tisane de reine des prés ou de feuilles de pissenlit

Diurétique et dépurative, ces tisanes peuvent être utiles pour combattre la cellulite.


Prenez soin de votre jardin.


Bonne récolte et dégustation !




CONSEILS PRATIQUES


- Si vous choisissez de planter les aromates en pot, veillez à un diamètre de minimum 20 cm afin que la plante puisse s’épanouir.


- Veillez à exposer au sud les herbes originaires des régions méditerranéennes, telles le romarin, le thym ou la sarriette. Au contraire, la ciboulette, le persil, la menthe et la mélisse s’acclimatent très bien à l’ombre. Toutes craignent les courants d’air.


- Modérez l’arrosage au jardin si l’été est humide car les herbes aromatiques n’ont pas de grands besoins en eau. En pot, il convient de les arroser régulièrement, afin de ne jamais laisser dessécher la terre.


- Afin de stimuler la croissance des vivaces, taillez-les au début de l’automne. Quant aux annuelles, il convient de les semer chaque année.











 

Naturopathe, conseillère en nutrition et hygiène vitale

Auteure du livre « Soyez acteur de votre santé », publié aux Editions Racine

reset@icone.be

http://reset.icone.be


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