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Le Graviola



Les supers pouvoirs d’un fruit exotique savoureux aux nombreuses vertus thérapeutiques utilisées par la médecine traditionnelle subtropicale et largement étudié par la science contemporaine, en particulier pour ses composés naturels toxiques pour les cellules tumorales.



Qu’est-ce que le graviola ? Le graviola, dont le nom savant est Annona muricata, est le fruit d’un arbre exotique, le corossolier, ou corossol, très connu des populations Africaines, Antillaises et d’Amérique tropicale qui en ont un usage médicinal traditionnel. Il est également consommé pour ses qualités gustatives proches du litchi et de la mangue, voire même du malabar ! Il comprend également des graines noires qu’il convient de ne pas ingurgiter.

La Graviola, qu’il est compliqué de trouver sur les étals des magasins sous nos latitudes, de forme oblongue, mesure jusqu’à 20 cm et pèse entre 2 et 3 kilos.


Les propriétés du corossolier sont nombreuses et variées. Tout y est thérapeutique : les feuilles, ses graines, les tiges, les racines, les fruits et son écorce.

La composition du fruit du corossol La chair du Graviola se compose essentiellement d’eau (80%), de glucides (18%), de protéines (1%) et de nombreux nutriments parmi lesquels les vitamines C, B1 et B2, des sels minéraux que sont le potassium, le fer et le phosphore, et des fibres. On lui prête de multiples vertus thérapeutiques : diurétique, galactologue (lactation), antipyrétique (fièvre) antidiarrhéique et antiparasitaire, antiarthritique. Les infusions et décoctions de ses feuilles, fleurs, racines et écorce, sont réputées calmantes, luttant contre les insomnies, les maux de tête, l’hypertension, le diabète et l’asthme. Quant aux graines, elles ont aussi des qualités antiparasitaires et insecticides.


Le graviola et le cancer Face à tant de propriétés médicinales, la communauté scientifique n’a pas tardé à se pencher sur cette arbre et ses fruits. Depuis une trentaine d’années les études se succèdent et ont mis en lumière un principe actif en particulier, les acétogénines au pouvoir anti-cancer1. Ces composés naturels issus du corossol (et en particulier de ses feuilles), comme l’annonacine, seraient ainsi capables d’induire l’apoptose des cellules cancéreuses. Cela signifie qu’ils pourraient déclencher leur mort en bloquant une enzyme qui fournit de l’énergie aux cellules par le biais de la mitochondrie. Ainsi privées de leur source d’énergie, les cellules cancéreuses ne pourraient plus se développer.


Ces conclusions résultent d’études menées in vitro et in vivo sur des souris2. Jusqu’à aujourd’hui aucune recherche n’a pu être conduite sur l’humain, aussi en l’absence d’études cliniques la prudence reste de mise.


Comment le consommer Le fruit du corossol peut se consommer tel quel. Frais, il est très savoureux et sain. N’hésitez alors pas à vous tourner vers des fruits issus de l’agriculture biologique, notamment si vous choisissez d’utiliser leurs feuilles en infusions.

Vous trouverez aussi des compléments alimentaires à base de corossol. Veillez à choisir un produit sans conservateurs, ni sucres ajoutés afin de profiter pleinement des bienfaits thérapeutiques et gustatifs du Graviola.


Conseils d’utilisation Comme la plupart des aliments ou compléments alimentaires, il est recommandé de les consommer avec modération. Ceci est d’autant plus vrai avec le corossol qui, consommé de manière excessive, peut entrainer des perturbations de la flore intestinale, voire neurologique.

Si vous choisissez de supplémenter votre alimentation avec des compléments alimentaires, respectez les indications présentes sur le flacon.

La consommation de graviola ne peut et ne doit se substituer à un traitement classique. Il est donc recommandé de recueillir l’avis de votre médecin traitant.










 

RÉFÉRENCES :


(1) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6091294/

(2) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4519917/