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Katsugen Undô



Katsugen Undô, le mouvement régénérateur qui rééquilibre et augmente notre niveau d’énergie.



Formalisé et décrit par Maître Haruchika Nogushi au début du 20ème siècle et introduit en 1970 en Europe par Itsuo Tsuda, le mouvement régénérateur, comme ce dernier l’a traduit, est issu d’une pratique ancestrale asiatique.


Monsieur Tsuda - on ne l'appelait pas Maître - aimait à rappeler que le corps humain est naturellement capable de se rééquilibrer. Katsugen Undô, comme le Setai Sôhô, le Shiatsu, et bien d’autres pratiques est basé sur ce principe et est reconnu par le gouvernement japonais.


Tout l’art est donc d’utiliser des mouvements pour lâcher le contrôle mental afin de libérer son corps, le laisser bouger selon ses besoins pour qu’il se rééquilibre. Par là même, le pratiquant s’écoute, apprend à se connaître et gagne en maîtrise de lui.


Katsugen Undô peut certainement se pratiquer au quotidien et par tout un chacun pour autant qu’on respecte ses limites. On le pratique alors seul ou en famille.


Ne restreignons cependant pas ceci à de simples exercices personnels: l'activation du mouvement régénérateur, pratiqué en groupe, s’amplifie pour permettre de partager l’énergie et de la faire agir là où elle doit.


Il y a donc trois aspects ici: premièrement le travail conscient visant à activer l’énergie corporelle de calmer la volonté dans le but de laisser ensuite la place au corps; deuxièmement, le corps qui s’harmonise en induisant des mouvements; troisièmement, yuki.

Yuki (l’énergie joyeuse/gentille) se pratique à deux. Il y a donc un receveur et un canalisateur. Certains fusionnent Yuki avec le mouvement régénérateur. Ce n’est pas totalement faux en soi. C’est même indiqué dans certaines circonstances. Cependant, selon l’enseignement de I. Tsuda, le receveur laisse faire son corps tandis que le canalisateur, sans intention, sans volonté, laisse ses mains se poser aux endroits nécessaires au rééquilibrage. Le receveur utilise alors son énergie vitale (Ki) et celle de l’univers à travers le canalisateur. Il est toutefois possible de partager l’énergie du “donneur” pour la canaliser volontairement à un endroit précis.

Yuki ne doit pas forcément faire partie des séances de mouvement régénérateur, et peut se

pratiquer en tant que technique à part entière.


Vu de l’extérieur, sans l’avoir pratiquée, spectacle est pour le moins particulier. Il faut entrer

dans la philosophie japonaise pour mieux le comprendre. La science occidentale commence

à prouver l’importance de ces énergies. Elle accepte nos interactions par nos champs

électromagnétiques.


En laissant le corps libre de ses mouvements, le cerveau lui-même réapprend et se rééquilibre, ce qui apporte une grande sérénité et apaisement. Au fil du temps, la personne reconnaît les signes envoyés par son corps et laisse le mouvement se déclencher.


Le mouvement régénérateur pousse à se souvenir que nous sommes unis à l’univers.

Yuki recrée cette unité en mettant une personne entre l’univers et le receveur. On retrouve ici la signification de “gasho” : le canalisateur crée cette circulation avec ses bras.




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