"J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé."

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« Notre tâche est le Monde Nouveau »



Nous avons le privilège et l'honneur ce mois-ci d'accuellir Marguerite Kardos dans nos colonnes. Amie de Ghitta Mallasz, elle transmet aujourd'hui largement la parole des fameux "Dialogues avec l'ange" écrits durant la deuxième guerre mondiale par 4 jeunes Hongrois, publiés à partir de 1976 et traduits depuis dans 83 langues.



L’enveloppe se déchire, quand le grain commence à germer. Sa soif de vivre le guide vers la lumière. La force transformante vient de l’intérieur. « Le Nouveau est toujours au dedans et pas au-dehors » - enseigne l’Ange dans les Dialogues, (26G). Ainsi, les confinements successifs nous servaient de cocon de transformation. Pour nous orienter vers l’essentiel, au service du Vivant, talonnés par l’urgence de créer de nouveaux paradigmes. Vient le temps où le risque de rester serré dans un bourgeon étroit devient plus douloureux que le risque d’éclore. « Enceints » d’une mutation radicale, nous avons traversé solitude et insécurité, tristesse et peur, colère et indignation devant la marchandisation de la santé. Et nous avons pris le temps de ressentir ce qui résonne vraiment avec notre désir profond. « Ils ont voulu nous enterrer, mais ont oublié que nous sommes des graines » - dit un proverbe amérindien.


Cet Être plus, ce Plus d’Etre, en nous a confié à chacun les graines d’un futur verticalisant, dont nous essayons de déchiffrer la partition. A déplier les possibilités latentes par une humble intelligence du cœur. Mais comment faire surgir et solliciter des forces, les ferments de transformation ? Si l’appel est sincère, Dialogues avec l’ange peut devenir un précieux guide.


Dans un petit village de Hongrie près de Budapest il y a près de quatre vingt ans, ce grand Tournant qui nous secoue aujourd’hui a déjà été annoncé :

« Une transformation merveilleuse commence, mais cela ne vous paraît pas toujours bon. Les anciennes enveloppes éclatent, elles se déchirent, elles tombent en lambeaux. Ne vous effrayez pas ! » (DA)


L’Europe était mise à feu et à sang en 1943 et pour fuir les bombardements de la seconde guerre mondiale, quatre jeunes artistes hongrois se retirent à Budaliget, près de Budapest. Avec une soif inextinguible, ils cherchent la vérité, le sens de la vie, la liberté intérieure, la place et la responsabilité de l’homme. Ils refusent d’être des victimes impuissantes des évènements extérieurs. Et un jour d’été, soudain, lors d’une conversation entre Hanna et Gitta, le Guide intérieur de celle-ci prend la parole. Gitta Mallasz note chaque mot de cet enseignement de feu, intitulé Dialogues avec l’ange ensuite, à sa publication. Pendant dix sept mois, les Anges visitent les quatre amis régulièrement, chaque vendredi à 15h, les questions que ces jeunes artistes leur posent sont les nôtres aujourd’hui. Hanna, Joseph et Lili seront emportés par la tourmente, morts en déportation. Gitta, la seule survivante, quitte la Hongrie pour publier en France leur expérience vivifiante. Car, « LE TEMPS DE LA POUSSÉE NOUVELLE EST ARRIVÉ ». (22L, p133)


« Ces mots sont des graines semées par les Anges – disait Gitta plus tard. Elles sont restées enfouies en terre pendant longtemps, pour finalement briser la dure croûte de la surface, (par la publication de l’édition française en 1976). A partir de là, elles se sont répandues comme une trainée de feu ; non, comme une trainée de lumière à travers le monde. » Devenu un bestseller, cet enseignement prépare l’Homme nouveau pour un Monde nouveau dans les cœurs, et circule désormais en vingt-trois langues.


« Si vous voyez quelque chose tomber en poussière, sachez que la Lumière s’approche. A l’annonce de sa venue, la terre tressaille et tout s’écroule qui n’est pas rempli du Verbe éternel. » (57)


" Inutile de repeindre l’endroit recollé ! Le Vin Nouveau n’y sera pas versé. Déjà à l’approche du Vin Nouveau, tout ce qui est collé éclate en morceaux. Ce n’est pas maintenant que tout cela s’est brisé, mais c’est maintenant que vient le Vin Nouveau". (17L)


Qui parlait à Gitta ? Et d’où on lui parlait ? Elle ressent qu’il s’agit de son Maître intérieur. Plus tard on leur révèle, car chacun de ce petit groupe reçoit à la fois un enseignement personnel et collectif, qu’ils sont directement veillés et suivis par des Anges. Qui est l’Ange ? Le Tout-Possible en nous ! Notre potentialité évolutive. Toutes les anciennes traditions évoquent sa réalité, on le nomme tantôt jumeau céleste ou guide personnel, tantôt double de lumière. Il est la force ascendante qui nous tire vers le haut, qui nous relie à la Lumière de l’Esprit. Il faut préciser que personne parmi eux n’a pratiqué sa religion. Ils étaient laïcs et libres, modernes et profondément sincères. Gitta était baptisée, Hanna, Joseph et Lili étaient d’origine juive, et la religion n’a jamais intéressé ces jeunes artistes joyeux et émancipés. Gitta était championne de natation pendant dix ans, puis graphiste auprès de Hanna dont le mari, Joseph, était « designer » de meubles. Lili pratiquait la thérapie corporelle. C’est en Hanna que brûle l’exigence la plus pure. Elle est complètement transparente à la parole de l’Ange, elle EST la parole de l’Ange.


Comment Gitta perçoit son Guide :

« L’ange pour moi est ma moitié vivifiante, et moi je suis sa moitié vivifiée. Il est ma préfiguration dans l’invisible, et moi je suis sa figuration dans le visible. Il est mon pareil intemporel, et moi je suis son pareil limité par le temps. Il est mon complément intuitif dans l’esprit, et moi je suis son complément exécutif dans la matière. Il est mon corps de Lumière, et moi, je suis son corps de matière. Un jour, lorsque je vivrai consciemment cette union, ce sera la VIE UNE. »


Avec une extraordinaire intensité vibratoire, les Anges distribuent des ferments de transformation. Chaque mot est porteur de force et d’espérance, nous éveille à la liberté, à la responsabilité et à la dignité humaine. Les Anges sont les envoyés de l’Esprit Saint et savent « souffler sur le feu » : « Si tu brûles, le Ciel est en toi, Il n’y a donc rien d’impossible pour toi. » (16G)


Pourquoi l’ange vient ? Pour nous rendre Vivants ! Pour éveiller, maturer et accoucher l’Homme nouveau en chacun de nous :

« Il faut que tu te réveilles point par point. CHACUNE DE TES CELLULES DOIT S’EVEILLER. » (14G, p75)


Mais dès 1943, l’Ange constate aussi, avec une certaine amertume, combien le « vieil homme » (le prédateur, consommateur, profiteur, dominateur) en nous se cramponne à son pouvoir :

« L’homme est le plus féroce des carnassiers. Sa main est pire que la griffe d’un prédateur. Il sera pris à celui qui prend, parce qu’il n’est pas digne d’avoir des mains : la main n’est pas destinée à prendre. » (35L, p215)


« L’homme d’aujourd’hui ne perce pas vers le Nouveau. Entre deux résistances il s’étale comme une flaque, impuissant. »

« La pierre, le vent, l’eau, le feu, la plante, l’animal, tous accusent l’homme, car il peint la terre en rouge. Et c’est du sang… Il viole la loi, il détruit tout. »


L’ange annonce que « le temps du menteur » est fini :

« Ce qu’il a voulu, le pouvoir qui lui avait été donné, lui sera repris. Il l’a voulu pour lui-même et il a tout couvert de mensonge. Mais ce qui était caché est proclamé au grand jour, et le pouvoir lui est repris. Le mensonge se meurt, ses jours sont comptés ». (60)


« Autour de vous la destruction, en vous l’éternel renouvellement, la purification, le don de soi, les noces. N’ayez pas peur ! La destruction peut faire son oeuvre partout. La terre et le ciel peuvent être détruits, tout cela n’est rien, si le Feu Nouveau est allumé. » (85)


Alors l’Homme, mais quel homme ? Que pensent les Anges aujourd’hui de ce système prédateur et consumériste, néolibéral et mondialiste qui met en péril le Vivant sur toute la planète ? Certes, la visée de l’Ange n’est pas l’homme-machine déshumanisé, soumis à un contrôle numérique renforcé… Dans quelle trappe disparaissent alors l’empathie et la tendresse, la miséricorde et la compassion, la bienveillance et l’intention, l’affectivité et l’attention, la liberté et l’inspiration, la cocréation et la Co-naissance, le Coeur comme « sanctuaire des sanctuaires » ?


Philippe Guillemant, ingénieur physicien, explique la mise en connexion avec l’Ange : « Les réalités de l’au-delà ne sont pas physiques, mais quantiques. Elles sont constituées d’un multivers de potentialités, dans les réalités parallèles immatérielles multiples. Notre univers est d’essence immatérielle, vibratoire, composé d’une unique Conscience indéfiniment divisée et réunifiée ». Il n’y a pas de temps, il n’y a que l’éternel présent de réalités parallèles en interaction entre elles.


L’Ange l’exprime ainsi :

« Pour que tu accèdes à la Lumière infinie, tu dois dépasser le plan de la création, autrement tu n’y arrives pas. En dépassant le plan créé tu te libères et tu libères. » (28G)


Dans son dernier livre « Le grand virage de l’humanité », Philippe G. suscite la Co-Naissance dans ses lecteurs, par un sursaut de conscience, pour aimanter un futur-futé lumineux. « La Co-naissance, en vérité est Amour ». L’enjeu est de taille, un changement de paradigme, une métanoïa, un retournement, une oeuvre de transformation. L’univers a onze dimensions, dont sept sont vibratoires. Nos intentions configurent les évènements du Futur. Et la puissance de l’intention est capable « d’exciter le vide ».


La conscience agit sur la matière :

« Chacune de vos pensées, chacun de vos gestes se répand et est agissant dans l’Univers. » (34L) « Si tu te transformes, la matière aussi est obligée de se transformer. »

L’ultime conversion de la matière en conscience s’appelle : la Délivrance.

« Que chacun de vos gestes soit : geste de Délivrance ! » (65)


L’Ange nous supplie :

« Que le Nouvel Etre naisse en vous ! » « Faites-le descendre enfin, le Nouveau ! Jurez sur le Ciel que vous l’accomplirez ! » (46)

Merci aux maitres et anges, aux saints et poètes, aux philosophes et physiciens de nous préparer avec ferveur et patience, pour expérimenter « la Nouvelle Vibration ». Qu’elle gagne toutes les consciences !

« UNE VIE VIENDRA, EN COMPARAISON DE LAQUELLE. LA VIE ACTUELLE EST : MORT. Tu ne pourrais pas encore la supporter, mais prépare-toi ! Ce que tu sens maintenant, c’est la transition… Toute transition est épreuve. » (30L, p185)


Nous sommes tous « enceints » du Monde Nouveau, qui « crie vers nous afin de naître. » C’est l’Homme nouveau qui peut le faire naître, et on sent de plus en plus cet Homme nouveau surgir de partout. Le Nouveau pousse toujours dans le secret, et il remet tout en question. De « Colibris » à « Tisserands » on nous propose un « autrement possible », avec des méthodes innovantes, fraternelles et écologiques. Il ne s’agit pas de développer des prouesses scientistes sur le plan horizontal, mais d'explorer la dimension verticale que propose l’Ange et toute spiritualité authentique.


« L’homme entend tous les cris d’angoisse de l’Univers, et il doit y faire naître la douceur, mais s’il échoue, il en cause le pourrissement. » (34L)











 

Marguerite KARDOS est linguiste-orientaliste, spécialiste de la Mésopotamie ancienne et des médecines sacrées. Elle a pratiqué et enseigné la naturopathie et la médecine traditionnelle chinoise pendant 40 ans. D’origine hongroise et amie proche de Gitta Mallasz, elle est présidente de l’association ADDA qui s’occupe de la diffusion des Dialogues avec l’Ange, et vice-présidente de l’Université A Ciel Ouvert


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