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Les oligoéléments, essentiels à la vie



Notre organisme est une petite merveille ! Une horlogerie complexe et fascinante, qu’il convient de bien «huiler» pour assurer toutes ses fonctions de base. Ses rouages que sont les oligoéléments constituent de véritables activateurs enzymatiques, assurant des milliards de réactions en permanence. Sans eux, aucune action biochimique ne peut se produire.



QUE SONT LES OLIGOÉLÉMENTS ?


Le mot oligoélément vient du grec oligos qui signifie peu. Les oligoéléments sont des métaux ou des métalloïdes présents en faible quantité, à l’état de trace, trace élément, terme utilisé dans la littérature anglosaxonne. Malgré leur quantité de l’ordre de la fraction du milligramme, le ug, ce sont des minéraux essentiels à la vie.



Où les trouver ?


Aussi surprenant que cela puisse paraître, bien que ces précieux oligoéléments nous soient indispensables, l’organisme ne peut pour autant en fabriquer. Ils sont apportés par notre alimentation. A l’origine, ils se trouvaient dans l’écorce terrestre et dans la mer. Souvenons- nous de René Quinton, physiologiste et biologiste qui disait : l’organisme est un véritable aquarium marin. Vieillissant, il suffirait de changer son eau pour regagner en vitalité. En effet, notre plasma sanguin est similaire à l’eau de mer et la structure moléculaire de notre hémoglobine, à celle de la chlorophylle. Depuis la préhistoire, nous avons évolué avec des aliments naturels, trouvés dans notre environnement immédiat. Aujourd’hui, force est de constater que, depuis 50 ans, l’agriculture intensive chimique a appauvri nos sols. Notre alimentation industrielle ultra transformée ne nous nourrit plus et au contraire nous dénutrit.



Et pourtant, leur rôle est vital


Indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, les oligoéléments peuvent jouer des rôles divers tels ceux de catalyseurs, comme le sélénium qui permet l’activation du glutathion péroxydase, une enzyme anti-oxydante (GPX), de messagers cellulaires ou encore d’éléments structuraux, tel l’iode dans les hormones thyroïdiennes ou le fer au sein de l’hémoglobine. Ils participent tant au métabolisme des lipides, des protides, des glucides que des hormones, des vitamines et des enzymes. Par ailleurs, généralement, une réaction enzymatique en entraîne une autre. Si un oligoélément vient à manquer, cette subtile horlogerie qu’est notre organisme peut s’enrayer.



L’UTILISATION D’OLIGOÉLÉMENTS, UNE PRATIQUE ANCIENNE


Depuis la nuit des temps, de manière empirique, l’homme a utilisé ces petits éléments pour se soigner ou se prémunir de maladies. Citons le cuivre qui a occupé une place importante dans de nombreuses cultures à travers l’histoire. Connu aujourd’hui comme anti-infectieux, il était déjà utilisé par les Grecs durant l’Antiquité comme traitement antiseptique pour soigner les plaies. Parce qu’on le trouvait dans l'île de Kypros (Chypre), celle-ci lui a donné son nom latin de cuprum (cuivre).


Quant aux Romains, ils avaient développé des conduits en cuivre permettant de délivrer une eau potable dans la ville. Leurs ustensiles de cuisine étaient en cuivre. Ce minéral associé à du miel faisait également partie de leur pharmacopée pour désinfecter le nez ou se débarrasser de vers intestinaux.


Au IVe siècle avant J.C., Alexandre le Grand utilisait l’argent, sous forme de plaques, pour soigner les blessures de ses soldats.


Au XVe siècle, Basile Valentin, moine alchimiste, réduisait les goitres grâce aux éponges marines riches en iode. A la Renaissance, Paracelse, philosophe et médecin alchimiste utilisait l’argent pour soigner des ulcères aux jambes. A la même époque, en médecine chinoise, les aiguilles d’acupuncture étaient en argent. Au XIXe, les apothicaires conservaient leurs préparations dans des pots dont les parois étaient recouvertes de feuilles d’argent.



NAISSANCE DE L’OLIGOTHÉRAPIE


Vers la fin du XIXe siècle, Gabriel Bertrand (1867-1962), chercheur à l’Institut Pasteur, est considéré comme le précurseur de l’oligothérapie. Il démontre l’existence des oligoéléments et leurs fonctions essentielles en agriculture et en médecine vétérinaire.


Ce sera dans les années 30, avec le docteur Jacques Ménétrier (1908-1986), père de la médecine des fonctions, que l’oligothérapie naîtra en tant que véritable médecine naturelle.



Jacques Ménétrier et ses diathèses


Selon lui, le rôle majeur de ces infiniment petits est de rééquilibrer l’organisme. Ce sont des biocatalyseurs, agissant en fonction du « terrain » des patients.


Il déterminera des profils qu’il nommera « diathèses » en fonction du terrain de la personne, à savoir son capital génétique, sa réceptivité et résistance à certaines maladies, ainsi que ses comportements physiques et psychologiques. Ces profils présentent des caractéristiques pouvant se modifier ou vieillir selon un état biochimique dépendant des échanges organiques que sont l’équilibre acido-base et l’oxydoréduction. Les oligoéléments sont en lien avec ces échanges, et leurs actions peuvent évoluer selon l’âge du patient, son environnement, son stress, …


Ménétrier a constaté que certains oligoéléments (le manganèse, le cuivre, le cobalt, le zinc, le nickel), associés ou seuls, peuvent permettre de passer d’un terrain à l’autre. Il les considère comme catalyseurs principaux. Ces diathèses, en relation avec leurs oligoéléments propres, sont déterminées en consultation, selon l’anamnèse du patient.


On peut définir l’oligothérapie comme une thérapie biologique et intégrée. Le Fer est intégré dans la molécule d’hémoglobine dont il est le catalyseur naturel.


Il s’agit d’une méthode thérapeutique basée sur l'administration d’oligoéléments à une teneur inférieure à 1 mg/kg de poids corporel, sous forme ionisée.


Dès 1950, à la suite des travaux de Ménétrier, le docteur Henry Picard fut l’un des premiers oligo-thérapeutes. Il se spécialisera dans le traitement de l’arthrose et des maladies articulaires et tendineuses, dont les rhumatismes, en prescrivant des cures thermales et des solutions d’oligoéléments mises au point par le Dr. Ménétrier.



COMMENT UTILISER LES OLIGOÉLÉMENTS ?


Sous forme de cure courte ou longue selon l’affection, qu’elle soit aigue ou chronique. Un refroidissement, un nez qui coule, un mal de gorge, des crampes musculaires ne nécessitent qu’une cure de 5 à 15 jours. Quant à une allergie, des troubles du sommeil, de l’arthrose, un soutien immunitaire, il est conseillé d’opter pour une cure plus longue, allant d’un à trois mois.


Les oligoéléments se prennent à jeun. Il existe des solutions que l’on prend au moyen d’une pipette (2,5ml), ou du petit bouchon de la bouteille ou encore sous forme d’ampoules.


Il est possible de faire plusieurs cures en parallèle. En alternance un jour sur deux ou matin et soir. Avec une pause le dimanche, ce qu’on appelle, une fenêtre thérapeutique.


QUELQUES CONSEILS NON EXHAUSTIFS, EN OLIGOTHÉRAPIE SANS COMPTER LES DIATHÈSES PROPRES À CHACUN D’ENTRE NOUS


LES OLIGOÉLÉMENTS MINCEURS

Le chrome (Cr) favorise l’activité de l’insuline, régule la glycémie et réduit les triglycérides.

Le complexe zinc-nickel- cobalt (Zn-Ni-Co) est indiqué dans les dysfonctionnements endocriniens. Le zinc, constituant de l’insuline, agit sur le pancréas.


L’OLIGOÉLÉMENT DE LA MIGRAINE

Le cobalt (Co) : constituant de la vitamine B12. Sans lui, cette vitamine est inactive. Antimigraineux, vasodilatateur, il régule le système sympathique et parasympathique ainsi que la tension artérielle.


LES OLIGOÉLÉMENTS DE L’ARTHROSE, DES TENDINITES ET DES RHUMATISMES

Le cuivre (Cu) : anti-inflammatoire, intervient dans la production de l’élastine, des os, du cartilage.

Le soufre (S) : répare les cartilages.

Le manganèse (Mn) : anti-inflammatoire, constituant du cartilage et des os, intervient dans la synthèse des chondroïtines-sulfates.


LES OLIGOÉLÉMENTS DE L’ALLERGIE, DE LA PEAU, DES CHEVEUX

Le manganèse (Mn) : antiallergique (rhume des foins, érythème solaire, urticaire, eczéma, psoriasis).

Le zinc (Zn) : favorise la cicatrisation de la peau et la synthèse de la kératine. Augmente la production du collagène et de l’élastine (perte de cheveux, ongles cassants, acné).

Le soufre (S) : allergie (asthme), eczéma, vitalité des cheveux.

Le silicium (Si) : composant de la peau, il favorise la synthèse du collagène et de l’élastine.


LES OLIGOÉLÉMENTS DE L’IMMUNITÉ

Le cuivre (Cu) : anti-infectieux, antiviral, antibactérien. Favorise les anticorps.

L’argent (Ag) : bactéricide puissant et antifongique (angine, sinusite, rhume, cystite, candidose).

Le bismuth (Bi) : maux de gorge (gargarisme matin et soir ; une ampoule diluée dans un verre d’eau).

Le complexe cuivre-or-argent (Cu Au Ag) : remède de l’anergie, il augmente le système immunitaire. Fatigue, convalescence.

Le zinc (Zn) : immunité. Antiviral, notamment pour l’herpès.


ATTENTION : Evitons de prendre des oligoéléments en continu. Il s’agit bien de cures !



EN CONCLUSION


« Une diathèse est un état intermédiaire entre la santé et la maladie véritable ». Le docteur Ménétrier


En d’autres mots, l’épigénétique a toute son importance. Nous pouvons agir. Veillons à une bonne hygiène de vie, à une alimentation la plus naturelle possible.


Changeons nos modes de pensée et nos comportements. Protégeons et assainissons notre Terre nourricière, tant qu’il est encore temps.


Rappelons-nous qu’elle est à l’origine de tous ces infiniment petits qui constituent la VIE.










 

Naturopathe, conseillère en nutrition et hygiène vitale

Auteure du livre « Soyez acteur de votre santé », publié aux Editions Racine

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